Bouge, tu seras moins sot!
“Ce que nous appelons pensée est l’internalisation évolutive du mouvement” ce n’est pas moi qui le dit, c’est un neurophysiologiste. En clair, l’exercice physique - et notamment la marche - modifie la structure et le fonctionnement de notre cerveau.Si vous êtes sceptique, prenons un exemple : l’ascidie est un petit animal marin qui commence sa vie comme une larve mobile doté d’un cerveau très rudimentaire - un ganglion d’environ 300 neurones - après une journée ou deux passées à nager entre deux eaux, l’ascidie se pose sur le fond marin où elle décide d’élire domicile. Elle se transforme alors en organisme sessile (fixé à un support) et comme son cerveau ne lui sert plus à rien, elle le mange! On peut constater dans cet exemple un parallèle troublant avec les aficionados d’un parti extrémiste qui pense (si l’on peut dire…) que l’on a pas encore essayé… 300 neurones ce qui n’est pas déjà énorme et hop, il les avale comme couleuvre au soleil un jour de congrès…
Que l’on soit content ou pas, les fonctions cognitives pour la majorité d’entre nous commencent à devenir moins efficientes à partir d’environ 40 ans… C’est le phénomène HAROLD (Hemispheric Asymmetry Reduction in OLDer adults) - réduction asymétrique chez les adultes plus âgés. Une jolie manière pour dire que nous devenons inéluctablement de vieux cons… Mais il a été constaté chez les grandes marcheuses et les grands marcheurs un ralentissement de ce phénomène, en clair plus on marche et moins on devient con.
C’est pour cette raison - entre autres - que nous avons effectué ce matin la Rando des Seigneurs, 12 km de sentiers flandriens par un temps idéal, pas trop chaud et avec juste un poil de vent. Je sens déjà mon encéphale s’étirer comme un vieux chat de gouttière car plus les pieds chauffent et plus la tête reste au frais.



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