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jeudi 27 août 2026

Un pas après l'autre. (3)

 


Esprit du chemin, es-tu là?

Esprit, cerveau… Ne pas confondre… Les 1,3 kg ou 1,4 kg de l'encéphale qui dirige notre véhicule ne sont pas la quintessence de l’esprit - d’ailleurs nous serions bien en peine de définir physiquement l’esprit. Il suffit d’écouter Pierre Dac : “si la matière grise était rose, le monde aurait moins les idées noires”, dont acte…
Notre existence et nos expériences sont fondamentalement ancrées dans notre rapport à la nature et le désir (souvent inconscient…) de vivre au sein de celle-ci le plus souvent possible.
La pérégrination nous pousse à l’introspection, marche et imagination vont de pair et sont intimement interconnectées.
Il suffit de constater l’importance de cette déambulation “in pedibus” dans toutes les religions. Peut-être que le côté répétitif des pas se succédant définit la symbolique d’une pratique rituelle?
Pour les juifs, Halakha est un ensemble de règles et de rituels concernant tous les aspects de la vie quotidienne. Halakha dont la racine Hébraïque est Hei-Lamed-Kaf littéralement : aller,marcher, voyager…
Les chrétiens se sont certainement inspirés du chemin de croix du Christ vers le calvaire pour effectuer d’importants pèlerinages à travers les plaines et les siècles… Et que font les moines au sein du cloître? Dans le Coran, il est écrit “Ceux qui recevront la plus grande récompense pour leur prière sont ceux qui parcourront la plus grande distance pour venir prier”. Chez les bouddhistes, la pratique de la méditation en marchant est une pratique courante.
Alors, esprit du chemin, es-tu là? Peu importe nos inclinations, il est certain que marcher stimule notre imagination autant que nos neurones. L’écrivain Jim Harrison répétait souvent : “La vie est courte mais elle est large.” À chacun d'entre nous de parcourir nos pistes respectives afin d’y découvrir des choses neuves même au milieu de paysages familiers. À l’instar de mon vieux compagnon de route, le poète anglais William Blake, continuer de voir un monde dans un grain de sable, et le paradis dans une fleur sauvage.
😉


mardi 25 août 2026

Un pas après l'autre (2)




 Bouge, tu seras moins sot!

“Ce que nous appelons pensée est l’internalisation évolutive du mouvement” ce n’est pas moi qui le dit, c’est un neurophysiologiste. En clair, l’exercice physique - et notamment la marche - modifie la structure et le fonctionnement de notre cerveau.
Si vous êtes sceptique, prenons un exemple : l’ascidie est un petit animal marin qui commence sa vie comme une larve mobile doté d’un cerveau très rudimentaire - un ganglion d’environ 300 neurones - après une journée ou deux passées à nager entre deux eaux, l’ascidie se pose sur le fond marin où elle décide d’élire domicile. Elle se transforme alors en organisme sessile (fixé à un support) et comme son cerveau ne lui sert plus à rien, elle le mange! On peut constater dans cet exemple un parallèle troublant avec les aficionados d’un parti extrémiste qui pense (si l’on peut dire…) que l’on a pas encore essayé… 300 neurones ce qui n’est pas déjà énorme et hop, il les avale comme couleuvre au soleil un jour de congrès…
Que l’on soit content ou pas, les fonctions cognitives pour la majorité d’entre nous commencent à devenir moins efficientes à partir d’environ 40 ans… C’est le phénomène HAROLD (Hemispheric Asymmetry Reduction in OLDer adults) - réduction asymétrique chez les adultes plus âgés. Une jolie manière pour dire que nous devenons inéluctablement de vieux cons… Mais il a été constaté chez les grandes marcheuses et les grands marcheurs un ralentissement de ce phénomène, en clair plus on marche et moins on devient con.
C’est pour cette raison - entre autres - que nous avons effectué ce matin la Rando des Seigneurs, 12 km de sentiers flandriens par un temps idéal, pas trop chaud et avec juste un poil de vent. Je sens déjà mon encéphale s’étirer comme un vieux chat de gouttière car plus les pieds chauffent et plus la tête reste au frais.
😉

vendredi 21 août 2026

Un pas après l'autre. (1)

 


Le mantra des 10 000 pas!


Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas… Le petit père Lao-Tseu n’a certainement pas touché de droits d’auteur pour ces quelques mots et c’est bien dommage car  mieux qu’un long traité assommant, rien n’est plus vrai.

C’est pourtant encore une fois d’extrême Orient que nous est parvenu le mantra incantatoire des 10 000 pas. 

Ce chiffre rond et magique vient du Japon. Un peu avant les Jeux Olympiques de 1964, une société niponne (ni mauvaise d’ailleurs…) produit un podomètre nommé “manpo-kei”  ce qui signifie “10 000 pas”. Ainsi ce qui n’est au début qu’un slogan publicitaire devient une recommandation médicale. Chacun y va de son conseil : “Il faut, il est impératif, il est obligatoire de faire 10 000 pas par jour , ce qui représente environ 6 kilomètres”.

Aucune étude scientifique digne de ce nom  valide  ce seuil comme un moyen d’écarter la maladie de votre parcours. La vérité réside dans ce simple fait : plus on marche et mieux c’est!

La marche étant le moyen le plus simple de se déplacer, autant en profiter chaque jour afin d’allier l’utile à l’agréable. Et puis, c’est la plus jolie manière de passer à la postérité, comme le disait Georges Wolinski :  "Un homme qui ne marche pas ne laisse pas de traces".


#Randonnée #Marche #Santé #10000pas






mardi 7 juillet 2026

Un sac usé aux bretelles.



Il n'y a pas de secret, rien qu’un sac usé aux bretelles. Il y a des gosses qui courent au bord de la rivière et des nuées orageuses s’accrochent au flanc de la colline.

Sur la route passe un car de touristes en route vers leurs périples programmés, aucun répit, pas de rencontres, sans escales, les minutes sont comptées.

Les chemins parlent mais qui écoute leurs poussiéreux messages?

Allongé à l’étape près d’un vieux pèlerin qui chantonne toutes les rencontres de jadis. Il chante un air du temps d’avant la frénésie puis il jette deux ou trois pierres en l’air et se lève. Le vieux pèlerin sait toujours le lieu et le moment pour se remettre en route. Avec juste un sac usé  aux bretelles.

Un ultime mégot et une bière fraîche.

Je demande au vieux pèlerin : 

 — Que faut-il faire pour être heureux?”

— Où que tu ailles, tu emportes ton histoire, ce sont des odeurs de jeunesse. Ce sont les murs de la maison où tu vas vieillir, fils! N’oublie pas cela. Mais ne perds jamais ton sac usé aux bretelles…





 

mercredi 14 février 2024

Au commencement…



Un bruit se fit entendre dans le sous-bois, peut-être était-ce une branche. Son craquement sec et sonore piqua la curiosité de l’animal. Puis une brise de sud embaumée envahit les haies d’aubépines et tout autour de nous le bruissement léger de la sauvagine, encore indiscernable, s’éleva : tous les habitants, tout le peuple des bois, des piaillements furtifs, un bruit de sabot, des claquements, le chant premier de l’alouette, là-bas ce rapace élevé qui monte, le bourdonnement d’un nid de guêpes, une cloche lointaine qui se fait discrète, et tout à coup, le saut du chevreuil dans les blés mûrs,  et déjà, sous l’horizon rosé, le cri des migrateurs traçant route ver la mer… Je vivais.
 

mardi 13 février 2024

Une rencontre…



Le soleil s’était levé, révélant un miroir mouvant où les arbres  se découpaient en silhouettes solennelles. Le clair matin de campagne  n’avait pas encore  eu le temps d’essuyer sa buée de rosée, et le front des rives était luisant, onctueux, sous la semelle des bottes.

Au long de la berge, là où le renard était venu boire, quelque chose naissait peu à peu, une sensation impérieuse comme pour  un rendez-vous essentiel. Une carpe nerveuse transperça le silence, sa nage était superbe. Il n’était même  pas utile de tenter la lutte, la regarder vivre suffisait amplement à ma félicité.



 

lundi 12 février 2024

Upkik…


Si étrange que cela puisse être, c’est au sommet du Mont qu’il étire ses ailes. À l’ombre de l'abbaye, il veille sur le repos de ceux qui ont, jadis, traversé l’Atlantique pour que l’on puisse s’offrir le luxe d’avoir des états d’âmes.

Harfang des neiges dont la blancheur éclaire ces lieux. Les Inuits t’appellent Ukpik. Il est logique qu’en ces lieux un peu enchanteurs se dresse l’oiseau du petit magicien Harry… 

C’est un endroit de paix, un moment insolite   où se rencontrent finalement deux oiseaux rares. “ Rara avis in terris “ aurait dit Juvénal dans ses Satires, oiseau rare sur la terre…

 Salut L’Harfang, continue de veiller sur la quiétude du Mont, sentinelle des songes, compagnon de nos rêves.



 

Un pas après l'autre. (3)

  Esprit du chemin, es-tu là? Esprit, cerveau… Ne pas confondre… Les 1,3 kg ou 1,4 kg de l'encéphale qui dirige notre véhicule ne son...