Un bruit se fit entendre dans le sous-bois, peut-être était-ce une branche. Son craquement sec et sonore piqua la curiosité de l’animal. Puis une brise de sud embaumée envahit les haies d’aubépines et tout autour de nous le bruissement léger de la sauvagine, encore indiscernable, s’éleva : tous les habitants, tout le peuple des bois, des piaillements furtifs, un bruit de sabot, des claquements, le chant premier de l’alouette, là-bas ce rapace élevé qui monte, le bourdonnement d’un nid de guêpes, une cloche lointaine qui se fait discrète, et tout à coup, le saut du chevreuil dans les blés mûrs, et déjà, sous l’horizon rosé, le cri des migrateurs traçant route ver la mer… Je vivais.
Translate
mercredi 14 février 2024
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Au commencement…
Un bruit se fit entendre dans le sous-bois, peut-être était-ce une branche. Son craquement sec et sonore piqua la curiosité de l’animal. Pui...
-
Tout est là, dehors! De minuscules carnets écrits de 2014 à 2022. Un livre qui n’est ni roman, ni chronique, mais plutôt une ballade d...
-
Îles Chandeleur, année indéterminée. Je me nomme Robert Campo. Mais les quelques personnes qui me connaissent encore préfèrent m'appe...
-
Ne pas choisir une vie à attendre mais préférer une vie à apprendre. Nul besoin de grandes démonstrations pour souligner que la mère de tous...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire